Baskets aux pieds

Vos limites ne sont pas celles que vous croyez …. courir, un nouveau mode de vie ….

Trail du loup blanc 2016

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trail du loup blancQui dit décembre, dit trail du loup blanc pour la famille baskets. 

Et oui c’est l’un de nos rendez-vous incontournable de fin d’année. Et on ne pouvait pas rater les 10 ans de ce trail. 

Pour cette édition spéciale, un 111 km dont Mr Baskets n’a pu résisté bien longtemps. Et moi me restait à faire mon choix entre le 15 et le 30 km. Après ma satisfaction du trail de la Bourboule, j’ai voulu osé et me lancer un défi de fin d’année. Besoin d’un petit challenge aussi pour me booster. 

Alors je n’ai pas hésité trop longtemps et je me suis inscrite sur le 30 km. Et en fait ça ne fait que 2 km de plus que l’an passé ;) . Un détail quoi.

Après une préparation quasi suivi à la lettre durant 2 mois, des séances de côtelettes, des sorties longues chaque week end et des km qui s’accumulent tranquillement mais surement, je me sens prête à affronter le loup blanc en ce dimanche 11 décembre 2016. Enfin prête, prête, c’est vite dit. Un peu les pétoches tout de même soyons honnête car se sera la première fois que je fais aussi long. Du coup c’est un peu l’inconnu. 

img_6544Arrivée tardivement sur les lieux, pas trop le temps de tergiverser et de faire monter la pression. Récupération du dossard, dépôt du sac à la consigne, débriefing d’avant course. Et là surprise Mr Baskets est au départ alors qu’il est arrivé dans la nuit après 18H de course pour les 111 km. Ca fait plaisir.

 Top départ 

9h45, c’est parti pour 30 km et 1000 D+ et sans doute plus de 5 h de course pour moi si je tiens compte de mon chrono d l’an dernier (5h23 pour 28 km et 800 D+). Bon et bien go. Départ en mode zen, très vite je trouve mon rythme même si comme toujours c’est parti trop vite. J’ai aussi pris ma place, comprendre dernière. Toutefois, j’arrive à garder les autres en point de mire, c’est rassurant. 

Première montée, sans doute la plus longue du parcours. Je marche, je colle au train de ma camarade de Saint Flo Run et d’une autre fille. Les avoir devant moi, me motive à ne pas lâcher et à m’accrocher. Et puis aussi, j’aime bien grimper en fait. 5 km environ, ça va plutôt bien, le terrain devient un peu plus roulant, j’arrive à relancer après la montée.

img_6545Vient ensuite une descente, un pur kiff. Le sol est souple dans les sous bois, comme une impression de rebondir. Bon ça ne dure pas longtemps car de nouveau il faut monter les petites bosses, pas toujours très longues, ni très pentues, souvent suivies d’une partie roulante où il faut relancer. Et force est de constater que par rapport à l’an passé, je suis ravie car j’arrive à me remettre a courir dés que ça devient plat où que ça descend. Je sens que j’ai un peu plus la caisse et ça fait bine plaisir. 

Je garde un bon rythme dans les montées, ma camarade n’arrive pas à me suivre, en me retournant je me rends compte que je l’ai perdu, je ne la voit plus. Par contre, je vois devant moi un lièvre, comprendre une fille. Et là je n’ai plus qu’une obsession la rattraper. Alors je monte à bon rythme, je cours dés que je peux. Je me rapproche doucement mais surement. Et vers le km 11 dans la montée des pierres, je la rejoins. 

Mon lièvre qui se prénomme Corinne, va devenir ma compagne de course. On a le même rythme et je découvre les joies de ne pas être seule en course, de se motiver l’une et l’autre, de se pousser a se dépasser aussi. Bref c’est assez stimulant. Au point que le km 15 est passé en 2h16. Un rapide calcul dans ma tête et là je me dis qu’en conservant cette cadence, le sur 5h est envisageable. Et ça devient mon leitmotiv. 

 Sub 5h 

img_6547Les montées, les descentes et les parties roulantes continuent de se succéder. Je commence a ressentir le ras le bol mais je ne me décourage pas. Mr Baskets est là présent un peu partout à chaque fois que le tracé le permet pour me motiver et ça fait du bien. le fait de discuter avec Corinne est très agréable et permet de ne pas trop voir le temps passé. Mais bon ça commence quand même à tirer un peu dans les jambes. J’essaie de ne pas y penser et j’avance tranquillement à mon petit rythme. Sur un faux plat montant assez long, Corinne décroche, je perds ma compagne de course. 

Je commence à avoir froid dans les sous bois, l’humidité est présente, la fatigue sans doute aussi. Je rattrape une autre fille qui a des douleurs aux jambes, elle alterne marche et course, on joue à se doubler pendant un certain temps. Et finalement je la laisse filer, j’ai un coup de mou. Au second ravito, j’ai froid, je ne m’éternise pas. Au moment où je repars, j’aperçois ma camarde de Saint Flo Run et Corinne qui arrive. Contente de voir qu’elle ne sont pas trop loin. 

img_6549Une belle descente que je kiff encore une fois nous amène au pied du labyrinthe. Je vous avoue que tout le long de la descente j’ai prié mon fort intérieur pour que l’on ne passe pas dedans car franchement aucune envie de faire des tours et des détours là dedans. J’ai été entendu car arrivé en bas, un gentil bénévole nous fait bifurqué à droite. Bon la joie n’est que de courte durée car il faut montée. C’est là que je double la petite dame avec qui j’avais fait le yoyo plus tôt et qui a de plus en plus mal aux jambes.

Mais pour moi aussi ça devient difficile, comme une douce descente aux enfers. les contractures dans les mollets font doucement mais surement leur apparition. De même que le mal aux ventre. Je marche un peu plus même lorsque c’est plat. Toutefois, je garde l’oeil sur ma montre et mon sub 5h. Alors je m’accroche. Dés que ça descend je cours et j’essaie de garder le rythme lorsque ça devient plat. 

La ville se rapproche, je me dis que c’est encore jouable si je lâche pas même si ça risque d’être juste. J’avoue que bon de plus en plus mon leitmotiv ne fait plus d’effet. J’ai juste envie d’en finir peu importe le temps que je mettrais. 

Alors que l’arrivée est proche, Corinne me retrouvé fraiche comme une fleur, j’essaie de l’accrocher, j’y arrive sur quelques centaines de mètres mais très vite les mollets se durcissent. Soyons réaliste, je peux pas la suivre. J’alterne marche et course tant bien que mal. J’aperçois le gymnase dans le fond, la délivrance va être pour bientôt. Mr Baskets est venu au devant de moi, il fini les derniers mètres avec moi (je me demande s’il est pas plus frais que moi malgré ses 111 km dans les pattes !!!!). 

img_65504h43 … putain j’ai réussi le sub 5h. J’y croyais vraiment pas en prenant le départ j’espérais faire aussi bien que l’année dernière et non j’améliore mon chrono de 40 min alors que le parcours fais 2 km de plus (a priori le parcours fait pas tout à fait 30 km). Autan vous dire que je suis plus que ravie et fière de moi sur ce coup là même si j’ai bien mal aux jambes. 

L’entrainement a porté ses fruits tant sur le physique que sur le mental. Je me suis sentie bien plus en forme qu’en 2015. Une capacité à relancer plus facilement, une meilleure gestion des grimpettes aussi. Et surtout un sentiment de ne pas avoir subi la course (enfin si on excepte les derniers km). 

Bref que du positif pour ce trail du loup blanc, tant pour les paysages, la météo clémente, les sols agréables à fouler, les bénévoles charmants et une organisation au top. 

De quoi finir l’année avec pleins de jolis souvenirs et de motivation pour poursuivre les efforts vers 2017.

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